Départ 7 heures, décalage horaire oblige je me suis réveillé tôt. Je devrais pouvoir être au bord du lac Balaton ce soir.
En plus de la beauté des paysages, la traversée des Carpates est un moment de plaisir « motocycliste » ; la route est bonne et elle tourne. J’enchaîne les grandes courbes et je décrasse un peu les soupapes en poussant un peu dans les tours. Pas trop quand même, il reste deux mille kilomètres à faire et ce serait bête d’avoir un problème … si près du but.
Ces deux cents kilomètres ont fini de m’épuiser. A la station service où je fais le plein, je n’arrive pas à remonter sur ma moto, le moindre effort m’essouffle et le cœur met un temps fou à retrouver un rythme normal. Je revois dans ma tête ces images de motards du Paris-Dakar qui s’écroulent de fatigue. Patrick, il faut t’arrêter avant de faire une grosse connerie.
A une heure de l’après-midi, je suis dans un lit d’hôtel à 10 km de la frontière bulgare de Chop.
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