PoutiVerne

...de Moscou à Irkoutsk

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Dimanche, 17 Octobre 2010 18:25 Administrateur

Compteur à TomskTomsk est à 250 Km au nord de Novossibirsk, mais n’est pas le point le plus septentrional du voyage. Depuis Moscou, la route se situe toujours entre le 55° et le 57° nord, c'est-à-dire dans une étroite langue de terre de 250 Km de large centrée sur la latitude de Copenhague, à l’exception de Perm, un degré plus au nord. A partir de Krasnoïarsk, il faudra mettre le cap au sud vers Irkoutsk qui est à la latitude de Londres. Jusqu’à Novossibirsk, le meilleur GPS était l’ombre que je projetais sur la route ; toujours à ma gauche, un peu à l’arrière le matin, un peu à l’avant l’après-midi. Facile ! Mais aujourd’hui, le soleil ne m’aidera pas, le temps est gris et la température est de 15°. D’un autre côté il n’y a plus qu’une route possible.

Le premier objectif est de vérifier mon hypothèse : Diachinskoe, le village où a été retenu prisonnier Michel n’existe pas. C’est Oyach. Je pense qu’à un moment donné un cartographe, le typographe ou Jules Vernes lui-même a pris un O pour un D. Dans une moindre mesure, Oyach a subit le même sort que Kolivan.  « Oyach gare » (Стационно Оячинский) s’est développé  près de la ligne de chemin de fer, comme le prouve son « centre commercial », alors que l’ancien village est resté le même.

Lors de la préparation du voyage, j’avais envisagé d’acheter en Russie un side-car Oural. Si cela semble assez difficile à Moscou, passé l’Oural, les Ourals, les Minsks et consorts sont nombreuses dans les villages. J’en ai doublé quelques unes sur les routes goudronnées mais jamais sur les pistes.

Le village de « Zabediero » semble bien être « Zeledieevo »( Зеледеево). Je sais, ça semble compliqué mais suivez bien le raisonnement. Si un russe entend « evo », il peut écrire « ero » avec un g qui en russe ressemble à un r et se prononce v qui s’écrit B.

Tomsk, est pour moi la ville la plus importante du roman de Jules Verne. Malheureusement, je n’y ai pas de contact et je n’y passerai qu’une soirée avec des américains qui convoient une automobile en  Mongolie dans un but humanitaire (site) .

Je ne dirai donc pas de mal de Tomsk comme l’a fait Tchekhov dont la statue caricaturale, bien en évidence sur les quais, venge maintenant ses habitants.

Un peu partout en Russie, les grilles des ponts sont couvertes de cadenas posés par des couples pour sceller leur union à jamais. Ils jettent ensuite les clefs dans l’eau; ce qui ne me semble pas être une grande preuve de confiance.