PoutiVerne

...de Moscou à Irkoutsk

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Dimanche, 10 Octobre 2010 19:22 Administrateur

Compteur à PermDe Elabouga à Perm il y a 500 Km … et un décalage horaire de 2 heures. Il ne faut pas trop trainer, j’ai rendez-vous avec Aliona !

Le paysage ne change pas pendant les 400 premiers km. C’est une grande plaine où alternent les champs de blé et les forêts.

J’arrive donc tard, bien qu’un motard russe m’ait conduit directement au centre ville où se trouve l’hôtel que m’a réservé, à un prix bien négocié, l’agence de voyage où travaille Aliona pendant les vacances. Devant l’hôtel, la Kawasaki du Russe laisse une belle flaque d’huile. « Normalna, kagda jarka ». Normal quand il fait très chaud ! A bon, moi qui m’inquiétais.

Ce samedi soir Aliona termine tard car elle participe à l’organisation du Festival ethno-futurtist KAMWA . Nous nous donnons rendez-vous à 10 heures pour une visite succincte du centre ville qui se termine rapidement dans un resto. Elle est aussi fatiguée que moi et on se limite aux très classiques. Faire un vœu en touchant le nez de l’Ours et placer sa tête entre les deux oreilles d’un porteur de sel.  Encore étudiante, elle a 21 ans,  parle russe, allemand, anglais et un peu français.  Elle est végétarienne, mais ne refuse pas un verre à boire.  Elle a fait deux saisons en Allemagne comme moniteur de snowboard, rêve d’aller au Kamtchatka  et n’est pas pressée de se marier contrairement à la majorité des jeunes russes. On se quitte à 2 heures, rendez-vous demain 9 heures pour aller à la fête de clôture du festival. Quelle énergie !

Le lendemain, tout serait parfait si je n’avais pas un petit problème de carte de crédit, elle ne fonctionne plus nulle part. A neuf heures, je préviens Aliona que je la rejoindrai en début d’après midi, le temps de comprendre ce qui se passe et de prendre une décision sur le planning des jours suivants. Deux heures d’internet et trois coups de fil plus tard, l’évidence est là : il faut attendre mardi pour contacter ma banque. On ne change rien à ce qui était prévu mais d’ici mardi il faudra réduire les dépenses !

La clôture du festival a lieu dans un parc à 30 km. Je n’ai franchement pas envie de me perdre en moto dans la banlieue de Perm. Il parait qu’on peut y aller en bateau ; tant mieux, en route pour le port où avait abordé le « Caucase » de Michel Strogoff  en provenance de Nijni-Novgorod. Si li est possible, en été, de prendre un bateau pour Samara ou Kazan, il n’y a pas de desserte locale et je reste coincé à Perm. Je manque la fête et je ne reverrai par Aliona.