Moscou ne me laisse pas un bon souvenir et pourtant j’avais bien aimé cette ville lorsque j’y étais venu en 2006 mais cette année il y fait vraiment trop chaud. Ce 23 juillet, la ville n’est pas encore envahie par les fumées des incendies mais l’atmosphère est déjà pesante.
Arrivé en vue de Moscou assez tôt dans l’après midi, j'ai pris la décision de couper par le centre ville pour aller en banlieue Sud-Est faire une petite surprise à Youlia, ma prof de Russe durant ces quatre dernières années. Du style : « Coucou, me voilà ! Tu vois, je me débrouille pas mal dans ton pays … ». Très mauvaise idée : j’ai mis plus de trois heures pour faire les 50 derniers kilomètres, coincé dans les embouteillages d’un vendredi d’exode général « na datchy ». A 20 heures, je suis à Lyoubertsy (Люберцы), juste le temps de discuter devant un verre et il a fallu partir à la recherche d’un hôtel. Epuisé, je prends le premier que je trouve et bêtement je paye pour deux nuits sans visiter la chambre : 11ième étage, plein sud, sans climatisation et comble du supplice le chauffe-serviette de la salle de bain est un simple tuyau du circuit d’eau chaude : 35 degrés dans la chambre à minuit, moi qui comptais reprendre des forces à Moscou, c’est loupé.
Réveillé tôt -les russes ne connaissent pas les volets - je décide de rester sur mon plan initial. Direction « Kitail Gorod » en métro pour acheter rapidement une puce de téléphone Russe, faire un petit tour sur la place rouge et visiter le parc des statuts près de la nouvelle galerie Tretyakov.
Les moscovites ont l’habitude des étés chauds et pourtant ils semblent déjà terrassés par 2 mois de canicule. Personne dans les rues, la place rouge hantée par de rares touristes tenant tous leurs petites bouteilles d’eau à la main. Heureusement, il y a le défilé des jeunes mariés qui apportent un peu d’animation et de pittoresque. Ils rendent hommage au soldat inconnu de la guerre 39-45, c'est encore l'usage partout en Russie.
Le parc des statues est vaste et arboré. J’y passe toute mon après-midi couché dans l’herbe jaunie en retardant le plus possible l’heure de mon retour en enfer; c'est à dire mon hôtel près de la station de métro « Rayazanskiy Prospect ».
Fuir la ville au plus tôt, voilà l’objectif du lendemain. Je commence à comprendre tout l’attrait des russes pour leurs datchas en été. Le passage par la gare de Kazan où débute le voyage de Michel n’est pas un gros détour et ce dimanche matin circuler dans Moscou est un vrai plaisir … un peu comme Paris au mois d’Aout.
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